3 heures contre la répression antisyndicale en soutien à Gaël et aux autres

, par  Sud PTT 36-37 , popularité : 5%

Autorisation de licenciement de Gaël QUIRANTE, représentant syndical de sud poste 92 :

Une attaque contre les droits syndicaux

La ministre du travail vient d’autoriser le licenciement de Gaël QUIRANTE, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92.

Un militant syndicat actif, qui a fait face à 10 tentatives de licenciement

Les grèves à La Poste sont dures, longues et combatives et les conflits fréquents, particulièrement dans les Hauts de Seine. En s’en prenant à Gaël QUIRANTE, militant actif et emblématique des mobilisations sociales et des luttes internes à la Poste, l’entreprise cherche à étouffer toute contestation contre les réformes libérales mises en œuvre au sein de l’entreprise, qui dégradent les conditions de travail de ses salariés. En 14 ans, La Poste a ainsi tenté à 10 reprises de licencier ce représentant très actif, sans succès jusqu’à la décision du 20 mars.

La ministre a annulé la décision de l’inspection du travail qui avait refusé son licenciement et ce contre l’avis du service qui avait traité le recours hiérarchique. En effet, alors que le lien entre la demande de licenciement de Gaël QUIRANTE et ses mandats ont été établis par l’inspection du travail et confirmés lors de la contre-enquête, la ministre décide de passer outre et annule la décision de notre collègue.
Une décision politique d’autorisation de licenciement

Pour rappel, une première demande d’autorisation de licenciement avait été présentée par La Poste à l’inspection du travail. Celle-ci avait refusé le licenciement, confirmé par un ministre du travail, Monsieur Bertrand à l’époque, suite à un rapport des services de la DGT, en arguant l’absence de cause suffisamment grave pour justifier un licenciement et du lien entre la demande et le mandat exercé par Gaël QUIRANTE.

Cette nouvelle demande de licenciement présentée par La Poste faite suite à une décision de justice qui a annulé la première décision de l’inspection du travail sur un problème de procédure mais non sur le fond.

Alors qu’on enseigne aux inspecteurs-trices du travail que la discrimination syndicale doit entrainer le refus des demandes de licenciement des représentants du personnel, la Ministre n’hésite pas à s’exonérer de ce principe fondamental.

Ce n’est pas la première fois que le ministère privilégie un positionnement politique plutôt que juridique (affaire Marteau, Air France etc…). Cette décision, qui met à mal le principe fondamental de protection des militants syndicaux contre la répression patronale, est une nouvelle attaque contre les droits syndicaux et la liberté d’expression.

SUD-PTT 36-37 appelle donc à se mobiliser et propose d’organiser "3 heures contre la répression antisyndicale en soutien à Gaël et aux autres", le mardi 24 avril, de 11H à 14 H, place Jean Jaurès, à Tours.

Ce sera l’occasion pour nous tous de mettre en lumière les nombreux cas de répressions syndicales dans les entreprises.

SUD-PTT 36-37 soutenu par : SUD/SOLIDAIRES 37, SUD Education 37, UD CGT 37, CGT FATP 37, FSU 37, Les Amis de Demain Le Grand Soir, C’est au Tour(s) du Peuple, France Insoumise et Parti de Gauche 37, NPA 37, Alternative Libertaire 37.

Voir l’appel unitaire ici :

Soutien aussi de l’UD FO :

"L’UD FO 37 s’insurge et dénonce toutes les discriminations syndicales comme toutes les autres formes de discrimination. Elle condamne toute forme de répression anti-syndicale qui plus est lorsqu’il s’agit de mesures administratives et/ou gouvernementales qui visent à enfermer et contraindre la liberté et l’indépendance syndicale.

A l’instar de ce cas précis, comme ce fût le cas à chaque fois pour les camarades d’Air France, ceux d’Hagueneau …. L’UD FO 37 apporte son soutien à tous les syndicalistes confrontés à ces mesures de rétorsion et à des procédures judiciaires pour le seul motif d’avoir cherché à défendre les intérêts des salariés.

Elle demande que l’ensemble de nos camarades soient sans délai rétablis dans leurs droits et dans leurs emplois et que cessent ces mesures arbitraires relevant d’un autre âge."

Navigation