’’ La réorganisation actuelle n’est pas propre à l’Indre ’’ Ci dessous, l’article de la Nouvelle république de l’Indre du 3 décembre 2011.

, par  Sud PTT 36-37 , popularité : 8%

Christine Pinson est directrice du groupement courrier de l’Indre. Elle l’affirme : la réorganisation contestée par une partie des facteurs était inévitable.


Pourquoi une telle réorganisation ?

« Depuis 2008, notre trafic courrier est en constante diminution. Par contre, le volume du courrier dit ’’ mécanisable ’’, qui passe dans les machines de la plateforme de Déols, augmente. Aujourd’hui, plus de 12.000 plis sont traités quotidiennement par ces machines à partir de 4 h. Fatalement, cela retarde la mise à disposition du courrier à une partie de nos facteurs, dont ceux de Châteauroux et de Déols, qui n’interviennent plus avant 8 h. »
Pour les agents concernés par la réorganisation, l’amplitude quotidienne du temps de travail va donc bien augmenter ?

« L’amplitude, oui. Mais pas la durée légale : 6 h 11 très précisément (de 8 h à 12 h puis de 12 h 45 à 14 h 56), dont cinq bonnes heures passées dehors. Or on sait que 60 % des accidents pour les gens qui travaillent à l’extérieur interviennent lors de la dernière heure de service. C’est un argument pour mettre en place la pause déjeuner. Les facteurs ont le choix : ils peuvent rentrer chez eux en utilisant les voitures de service, rejoindre l’unité de distribution ou se rendre au restaurant interadministratif. »
Comment expliquez-vous le blocage actuel ?

« Depuis toujours, les facteurs travaillent sur une seule vacation matinale. Scinder leur journée en deux constitue un changement fondamental. Mais cette réorganisation n’est pas propre à l’Indre. Un même type de fonctionnement existe depuis cinq ans dans le Loir-et-Cher. »

’’ Scinder la journée des facteurs en deux constitue un changement fondamental ’’.


Dans le Loir-et-Cher, la pause est-elle obligatoire ?

« Non, elle est facultative. Parce qu’il y a cinq ans nous n’étions pas sous le coup du droit commun. C’est le cas depuis le changement de statut intervenu le 16 novembre. Ce qui était toléré en certains endroits ne le sera plus. Dans l’Indre comme dans le Loir-et-Cher. »
Y a-t-il possibilité d’un retour en arrière ?

« Non. Mais il y a possibilité de négociation sur les promotions, l’accompagnement, le nombre de journées de repos, la durée quotidienne du travail... La porte reste ouverte. »
Avec la grève, la distribution est-elle perturbée ?

« Depuis mercredi et l’instauration du plan de secours, chaque foyer de Châteauroux est distribué quotidiennement. Par contre, la tournée ne s’effectue pas le samedi. »

Le syndicat Sud PTT 36 veut un médiateur

« Nous ne comprenons pas que les usagers et PME de Châteauroux et de son agglomération soient aujourd’hui victimes de la mécanisation, qui entraînerait une arrivée plus tardive du courrier que dans le reste du département », souligne Eric Sionneau, de Sud PTT 36-37, dans un communiqué envoyé au préfet de l’Indre. « Si réorganisation il doit y avoir, il faut qu’elle se fasse sur la base d’une vacation de 6 h 11 dans le cadre de la journée continue. Et avec le maintien de la pause légale de 20 minutes entraînant une fin de service à 13 h 56. » Eric Sionneau poursuit en affirmant que « la nomination d’un médiateur devient urgente puisque le directeur d’établissement reste hermétique à toutes propositions qui lui ont été faites ».


Propos recueillis
par Bruno Mascle

L’article de la NR du 25/11/2011

Postiers de Châteauroux-Déols : appel à l’inspecteur du travail


Les postiers en grève se sont rassemblés jeudi midi devant le restaurant interentreprises pour y distribuer des tracts. - (Photo NR, Patrick Gaïda)

"Depuis lundi (NR des 23 et 24 novembre), à l’appel de la CGT et de Sud, un mouvement de grève est suivi par les postiers de Châteauroux-Déols. Un mouvement lancé pour dénoncer une nouvelle organisation du travail qui, selon la CGT et Sud, entraînerait des suppressions de postes.

Hier, avant d’aller distribuer des tracts devant le restaurant interadministratif, les postiers en grève ont dénoncé leur direction « qui fait du harcèlement à l’encontre des facteurs grévistes ».

Les deux syndicats ont alerté l’inspecteur du travail qui s’est emparé du dossier. Mercredi, les grévistes ont rencontré un représentant de la préfecture et un conseiller de Jean-François Mayet, sénateur et maire, et hier après-midi, ils ont été reçus au conseil général.

De son côté, la direction précise dans un communiqué que, mercredi, elle a recensé 20,60 % de grévistes sur la zone couverte par les préavis de grève et qu’elle a activé le plan de continuité des services qui permet de distribuer le courrier sur plus de 50 % des secteurs touchés. Pour la journée de jeudi, elle annonçait 14,10 % de grévistes et réaffirmait sa volonté de poursuivre le dialogue social".

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